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dimanche 16 août 2020

Que se passe-t-il au Mozambique ?- Le nouvel eldorado gazier d’Afrique australe en grand danger !

 

carte (c) Petroleum Economist 


Les médias occidentaux s’intéressent depuis quelques mois à la République du Mozambique, ce pays de 30 millions d’habitants baigné par l’océan indien. C’est que depuis trois ans le pays fait face à une insurrection armée dans la province de Cabo Delgado. Le pays ancienne province portugaise est habituée à ce type d’instabilité en raison de la guerre civile qui opposa la FRELIMO à la RENAMO soutenue par l’Afrique du sud. Malgré l’accord de paix de 1994, il y avait eu de nombreuses résurgences du conflit qui a affaibli l’état mozambicain et permis l’émergence de nouvelles menaces. Il subsiste ainsi une certaine instabilité dans le centre du pays liée aux éléments résiduels de la RENAMO.

Le pays régulièrement balayé par les ouragans dont Idai en 2019 est en proie aux difficultés économique et au sous-développement. L’état se trouve aussi dans une situation financière très délicate et souffre d’un manque de crédibilité vis-à-vis des autorités internationales. Une rébellion s’est développée dans la province de Cabo Delgado au nord-est du pays qui a pour capitale la ville de Pemba. Frontalière de la Tanzanie elle compte 2,5 millions d’habitants répartis sur 17 districts. Si le Mozambique est majoritairement chrétien près de 18% de sa population est musulmane ; ce taux atteint les 58% dans la province avec un chômage élevé et un sous-développement socio-économique sévère. 

Un nouveau foyer d’instabilité

Le groupe Ansar al-Sunnah , est  une organisation religieuse, qui est apparue dans la province de Cabo Delgado en 2015, puis s'est militarisée. En octobre 2017, le groupe mène sa première attaque contre le port de Mocímboa da Praia. Il attaque trois postes de police et s’empare d’armes et de munitions. Son objectif est d’harceler les forces de sécurité et civiles dans le but ultime serait d'établir un état islamique dans la province.

Le 4 juin 2019, la propagande de l'Etat islamique revendique pour la première fois une opération armée au Mozambique. De nombreuses attaques sont perpétrées, détruisant l’infrastructure étatique qui existait, incendiant les maisons des particuliers et volant le bétail. En décembre 2018, le bilan s’établissait déjà à 90 morts et un millier de maisons incendiées.

 Cette semaine, les shebabs comme les ont baptisés la population locale ont capturé la ville de Mocímboa de Praia. Il s’agit de leur quatrième attaque contre le chef-lieu du district. 2 bases militaires près de la ville ont également été capturées. Mocímboa da Praia, ville d'origine d'une grande partie des chefs rebelles, est aussi une zone très stratégique pour les jihadistes, à une soixantaine de kilomètres seulement de sites de gaz naturels dont la valeur est estimée à 60 milliards de dollars. C’est une prise symbolique pour le mouvement islamiste qui souhaite en faire sa capitale.

Selon des médias locaux, les combattants islamistes ont débordé l’armée du Mozambique qui avait déployé ses forces spéciales appuysé par des mercenaires sud-africains. Les Forces Armées de défense du Mozambique (FADM ) auraient manqué de de munitions et le soutien aérien étaient trop loin pour arriver à temps. Le ministre de la Défense a déclaré « L’ennemi s'est infiltré dans plusieurs quartiers, habillé en civil et bénéficiant de diverses complicités, attaquant la ville de l'intérieur, provoquant la destruction, le pillage et le meurtre de citoyens sans défense, avec des manœuvres de sabotage et des attaques contre les moyens de secours navals à partir du port ». En juillet déjà une attaque avait coûté la vie à plusieurs soldats. 

Les insurgés utilisent les recettes habituelles de la guérilla. Très mobiles, ils disposent maintenant de nombreuses armées récupérées, de drones et utiliseraient la population civile comme boucliers humains. Les attaques ciblent tant les civils que les forces de l’ordre.  Plus de 210000 habitants ont fui la zone des combats. Il y aurait actuellement une vingtaine d’attaques par mois. 

Les projets gaziers au Mozambique

Le Mozambique attise les appétits économiques du monde entier en raison de son potentiel de développement futur. Le principal projet vise à exploiter les gigantesques réserves de gaz découvertes au large des côtes du pays. Les djihadistes menacent désormais le projet gazier et les infrastructures liées à ce gigantesque projet qui se trouvent dans la province de Cabo Delgado.

Le 27 juin huit ouvriers d’une société sous-traitante du pétrolier français ont été tués dans une embuscade. Une double attaque contre le groupe pétrolier américain Anadarko avait eu lieu en février 2019. Les sociétés pétrolières habituées à évoluer dans des environnements difficiles ont renforcé leur sécurité et font appel à des sociétés privées en complément des FDS locales. 

L’intervention des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM)

L’intervention des forces de sécurité mozambicaine a été depuis le début de cette insurrection trop faible par rapport à la menace croissante de ces groupes. L'État mozambicain a initialement considéré ces violences comme une menace à l'ordre public impliquant initialement la police de la République du Mozambique. Si les forces de sécurité ont réussi à conduire quelques opérations, détruisant des campements d’insurgés ; elles n’ont jamais pu porter de coups suffisamment sévères.  

Les FADM sont un outil obsolète fragilisée par les confrontations récentes avec la RENAMO. Les FADM ne semblent donc pas en mesure de circonscrire cette insurrection alimentée sans doute par des financements extérieurs. Elles parviennent difficilement à contrôler les grands axes de circulation, Comme la plupart des armées engagées dans des opérations de contre-insurrection les FADM sont maintenant accusées de commettre de nombreux abus soumettant les populations au racket et commettant des actes de violence contre celles-ci. Les militaires mozambicains issus pour la majorité du sud du pays ne sont pas familiers de cette région. 

L’action des sociétés de sécurité privées

Le recours aux private military company (PMC) a été rapidement envisagé en raison des difficultés des FADM à régler le problème.  Le groupe russe Wagner est intervenu en 2019 à la demande des autorités du Mozambique en échange de potentiels contrats gaziers. La compagnie aurait déployé 200 opérateurs disposant d’équipements sophistiqués, dont des hélicoptères d’attaque MI-24 et de transport MI-171Sh. Ils ont d’abord opéré le long de la frontière tanzanienne avant de le faire à l’intérieur de la province. L’arrivée des russes aurait créé un appel d’air et des volontaires de plusieurs pays africains auraient rejoint le Mozambique particulièrement de Somalie. L’action russe aurait plutôt mis de l’huile sur le feu et aggravé la situation dans la province. Plusieurs russes ont été tués dans plusieurs embuscades et les relations avec les FADM se sont rapidement dégradées. Les mercenaires russes ont semblé ne pas être réellement adapté à la menace et aux conditions d’opération particulièrement dures de la région. Ils se sont retirés il y a plusieurs mois. 

Frontier Service Group une société basée à Hong-Kong a fourni une paire de Gazelle anciennement de l’ALAT. Début avril, une d’entre elle (ZU-ROJ) a été abattue par les insurgés.  

La société Dyck Advisory Group (DAG) fournit des services aériens au profit des FDS. La société a perdu un hélicoptère lors de l'une de ses premières sorties, mais a depuis lors été crédité d'avoir dissuadé une avance des insurgés sur Pemba et d'avoir soutenu les efforts des forces gouvernementales pour reprendre Macomia, fin mai et Mocímboa da Praia, fin juin. DAG a perdu un ULM Bat Hawk, près de Miangalewa en juin. Jusqu'à présent, l'efficacité des hélicoptères est entravée par la nécessité de faire le plein à Pemba au sud de la zone de conflit et à 185 km de Mocímboa da Praia. L’appui aérien a fait défaut lors de la bataille de Mocímboa de Praia. Une autre option de ravitaillement est la base militaire de Mueda, à 94 km de Mocímboa da Praia. Les hélicoptères de combat du DAG sont accusés de pertes civiles, en particulier dans la bataille de Macomia. 

La société OAM international a aussi fourni des prestations au profit du gouvernement du Mozambique. Divers aéronefs mis en œuvre par les PMC ont été observés au Mozambique. Il s’agit notamment d’un UH-1 Huey, un Cessna Caravan, un Bell Long Ranger, un Diamond DA 42 et un ULM de reconnaissance CADG Helix. Erik Prince, bien connu dans le domaine des compagnies de sécurité est en lice pour « pacifier » la province de Cabo Delgado.

La réaction de la SADC 

L’organisation de l’Afrique australe s’est déjà réunie pour évoquer la situation au Mozambique. Un sommet réunira demain, les chefs d’état. Des experts de l'Institut sud-africain d'études de sécurité (ISS) militent pour une « intervention urgente » de la SADC et de l'Union africaine pour mettre fin à cette situation. La Tanzanie est prête à renforcer son contrôle de la frontière. Jusqu’à présent, le gouvernement de Maputo préférerait une intervention de troupes du Zimbabwe mais pas de la SADC.

Toute la stabilité de la région est menacée et l’Afrique du Sud qui est la grande puissance économique africaine pourrait être la prochaine cible. La menace terroriste est déjà présente dans le pays.  Le 23 juillet, la police a fait une descente près de Johannesburg et cinq terroristes présumés de l'Etat islamique ont été arrêtés. Les armes et le véhicule saisis lors du raid semblent relier cette cellule de l'Etat islamique aux fusillades du Nouvel An à Melville et Mary Fitzgerald Square, et à l'attaque d'une mosquée à Verulum près de Durban en 2018.

En conclusion, le terrorisme islamiste tente de poursuivre sa descente dans l’est du continent africain. Il s’appuie comme souvent une population musulmane qui a été négligée par le pouvoir central. Ansar al Sunna utilise le ressentiment de la population locale envers le pouvoir central accusé de corruption.  Il est urgent pour les états de la région (SADC), d’agir car l'insurrection de Sunnah Wal Jamaah monte régulièrement en gamme au niveau militaire et deviendra un adversaire toujours plus redoutable dans les mois à venir.


samedi 12 janvier 2019

Les 10 ans de l’opération européenne Atalante



Patrouilleur infante Christina Djibouti 2010 
L’opération européenne de lutte contre la piraterie a fêté ses dix années d’existence au mois de décembre 2018. C’est à la fois une victoire mais aussi un constat d’échec. La question de la piraterie dans le bassin de Somalie n’a pas été réglé de manière durable malgré le long engagement militaire et politique de nombreuses puissances.

Depuis cette période, les navires et les avions de plusieurs pays se succèdent pour patrouiller dans la zone qui était il y a quelques années encore infestée de « pirates ». Ce sont à la fois des moyens militaires, civils sous contrat que des pays membres de l’UE ont fourni. La Norvège, la Nouvelle Zélande et la République de Corée ont fourni des moyens aériens et navals. La Serbie et le Monténégro fournissent actuellement des équipes de protection pour les navires du PAM.

Durant les 10 années d’opération, les avions de patrouilles maritimes se sont succédés avec une quasi permanence. Ils ont été basés à Djibouti, Mombasa (Kenya) et Victoria (Seychelles). Ils ont été fournis par la France, l’Allemagne, le Luxembourg et l’Espagne. Les avions européens travaillent avec ceux qui opèrent habituellement dans la zone. Il s’agit particulièrement des P3 Orion japonais et américains.

Ces appareils avec leur rayon d’action sont en mesure de fournir du renseignement opérationnel et de l’imagerie. Ils guident les navires de guerre vers les navires suspects et collectent des images qui sont vitales pour le suivi de la situation opérationnelle. Leur seule présence peut influer sur le comportement des navires suspects et éviter qu’ils ne passent à l’acte. L’Espagne et Allemagne ont fourni des appareils de patrouille depuis le début de l’opération.

Le commandement de l’opération se situe à Northwood en grande Bretagne mais devrait déménager dans quelques mois en Espagne. Actuellement la force est composée d’une frégate italienne et d’un patrouilleur de haute mer espagnol. La Force européenne est appuyé par les navires américains qui ravitaillent à la mer les unités européennes.

Patrouilleur suédois HSwMS Carlskrona Djibouti 2010 

Photos blog questions.defense 

dimanche 7 octobre 2012


Prise de Kismaayo  par les armées Kénayane et Somaliennes
 












Après plusieurs mois d'attente, l'offensive contre la ville de Kismaayo a eu lieu. L'action a été conduite par l'armée Kenyane et la nouvelle armée Somalienne (SNA). L'assaut aurait eu lieu par voie terrestre sur plusieurs directions et par voie maritime. La marine Kenyane a donc conduit une opération amphibie avec des moyens importants , bombardant des positions au sol avec son dernier patrouilleur.

Depuis un an, l'armé kényane a engagé son armée  et l'ensemble de son arsenal dans la lutte contre les shébabs. Sur les documents photographiques, on note la présence de véhicules Hummer données par les États-Unis, de char britannique Vickers Mk3 et d'automitrailleuses Panhard AML-90. Les kényans ont aussi utilisé des canons de 105mm et des mortiers de 81mm .

L'offensive de l'AMISOM  a sans doute été contrariée  par la perte des hélicoptères ougandais lors de leur transit vers la zone d'opérations.


Après l'entrée dans la ville portuaire, l'armée somalienne  a entrepris de fouiller la localité pour débusquer les membres des milices Al-Shabaab .
Depuis le départ des shébabs, au moins trois civils, dont un chef traditionnel, ont été tués dans ce qui apparait comme des règlements de compte, ont rapporté des habitants.

Retour à la normalité
Depuis le départ des islamistes on note le retour au marché de Kismayo du "khat", cet arbuste originaire des hauts plateaux d'Abyssinie et dont les feuilles, une fois mâchées, sont très prisées dans toute la Corne de l'Afrique pour leur effet stimulant et euphorisant. 

La situation reste encore fragile dans cette région car les forces  d'Al-Shabaab peuvent se regrouper et constituer une menace sur les "arrières " de l'AMISOM.  La communauté internationale va sans doute continuer à soutenir les pays engagés dans cette lutte. 

 lien avec document Pdf




jeudi 31 mai 2012


Poursuite de l’offensive contre Al-Shabaab

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a échappé mardi à une attaque lors d’une visite du président dans le district d'Afgoye, qui vient de passer sous le contrôle des forces gouvernementales.

Selon le site canadien, la presse.ca, un témoin, Abdirahman Ado, a évoqué un « intense échange de coups de feu » au passage du convoi. Selon plusieurs autres témoins, l'embuscade s'est déroulée à quelque 18 km de Mogadiscio.
Le président du TFG a pu poursuivre sa visite et marquer ainsi le retour d’une certaine normalité. Le site de l’AMISOM rapporte qu’au cours des 4 derniers jours, des dizaines de véhicules ont traversé le tronçon de 30 km de route entre la capitale somalienne et la ville agricole, pour apporter  des fruits et légumes frais sur les marchés de Mogadiscio.
Du 31 mai au 1er Juin , le président somlaien  participera à la Conférence d'Istanbul  sur la Somalie , co-organisé par l'ONU et la Turquie. Cette réunion s'inscrit dans la continuité de celle de Londres qui est une une étape importante .
 
 L’AMISOM continue ses opérations

Les milices islamistes sont soumises à  une pression militaire de plus en plus forte et l’armée kenyane est rentrée hier dans la ville somalienne d’Afmadow. Afmadow se situe à environ 100 kms  au nord-ouest de Kismayo, est un des principaux bastions d'al-Shabab dans la région du Lower Juba en Somalie depuis août 2008.

L’opération a commencé mercredi matin lorsque les unités kenyanes ont capturé la ville d’Hayo. Au moins 17 membres présumés de la milice Al-Shabaab ont été tués dans les attaques, selon le commandant Chirchir, porte parole Kenyan dans un communiqué sur son compte Twitter.  

Le Kenya utiliserait  l’artillerie navale aux alentours de Kismaayo et les milices islamistes ont annoncé avoir pris à parti des navires au large de ce port.   La marine kenyane dispose de canons de 76 mm d’une portée pratique de 8 kms mais avec lesquels  on peut atteindre une plus grande portée. La  reprise de l’initiative par le Kenya dans le sud est un second coup dur porté au groupe islamiste en moins d'une semaine.

Le blog Kismaayo Daily : Selon les autorités militaires kenyanes, les troupes de l'Union africaine se saisiront du dernier bastion clé des islamistes, Kismaayo, dans les trois mois.

Photo : AMISOM AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.



lundi 30 avril 2012


Repli de la LRA vers le Soudan

La BBC annonce que le gouvernement soudanais soutient activement la LRA (Lord's Resistance Army) et son chef Joseph Kony.



Comme indiqué dans l'article, l'armée ougandaise a capturé des membres de ce groupe portant des uniformes soudanais. Le soutien du Soudan à cette rébellion n'est pas nouveau mais semble toujours d'actualité.

Citons Le Monde : Selon le chef d'état-major ougandais, le régime du président soudanais Omar Al-Bachir, lui-même recherché par la CPI, a commencé à armer et abriter la LRA en 2002.



Selon le site britannique, le groupe serait en train de se déplacer vers certaines zones du Darfour aux mains des milices pro-gouvernementales Janjaweed.

photo Matthias Mugisha, ravitaillement des unités ougandaises

dimanche 29 avril 2012

Point de situation sur le Soudan
Au soudan, les armes ont parlé à nouveau
La zone frontalière, pétrolifère de Heglig est devenue depuis quelques mois, l’objet d’une grande tension entre les deux soudans. Malgré l'indépendance proclamée en juillet 2012, le trace définitif des frontières est encore source de conflit en particulier ce qui concerne le statut de régions pétrolifères. La région d’Heglig, située en territoire soudanais, a été le théâtre d’affrontements entre les deux pays. La prise de Heglig le 10 avril par l'armée sud-soudanaise, suivie de violents combats et de raids aériens soudanais au Soudan du Sud, ont fait craindre un nouveau conflit entre ces deux états. Ce regain de violence a amené la communauté internationale à multiplier les appels à la retenue.
Au delà du nombre important de victimes civiles et militaires, les combats ont gravement endommagé des installations pétrolières, notamment un pipeline qui achemine du pétrole du Sud Soudan jusqu’au terminal de Port-Soudan. Selon la tribune d'Oman tribune, les raids aériens contre le sud Soudan aurait tué 16 civils et fair 34 blessés. Lien
Tentative de médiation de l'Union Africaine
L'Union africaine a condamnée les combat et donné 48 heures, pour un retrait sans conditions des troupes des zones contestées. L'organisation pan-africaine a demandé aux deux états de reprendre leurs négociations d'ici deux semaines et de trouver un accord d'ici trois mois, faute de quoi elle leur imposera ses propres règles. Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a fait paraître une feuille de route en sept points, qui doit permettre d'apporter une réponse au conflit entre les deux pays. Mercredi 25 avril, en gage de bonne volonté, le Soudan du Sud a libéré 14 prisonniers de guerre soudanais.
Le point de vue soudanais
Cité par l’agence Novosti, le Soudan du Sud n'a aucun droit de revendiquer la région frontalière de Heglig, a déclaré l'ambassadeur soudanais en Russie, Mohammad Hussein Zarrouq. "Conformément à un accord de 2002, les deux parties ont reconnu les frontières établies le 1er janvier 1956.
En vertu de ce document, la région de Heglig appartient à la république du Soudan. Ainsi, le Soudan du Sud n'a aucune raison de revendiquer ce territoire", a insisté l'ambassadeur.
La position du Sud soudan
Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a vivement critiqué la communauté internationale, dont l’ONU et l’UA, hier, l’accusant de refuser «délibérément» de tenir Khartoum responsable des récents affrontements dans la zone frontalière. «Le gouvernement du Soudan n’a jamais cessé de bombarder notre population innocente, et ce, même après la signature de l’Accord de paix global. Il a même intensifié ses attaques aériennes en août 2011, après que le Soudan du Sud soit devenu un État indépendant, mais la communauté internationale ne l’a jamais condamné », a-t-il déclaré à l’occasion d’une conférence tenue dans les rues de Juba.
Le ministre soudanais de la Défense, Abdelrahim Mohammed Hussein, a pour sa part estimé que le Soudan du Sud tentait de dissimuler ses difficultés à subvenir aux besoins de sa population en incitant le Soudan à entrer en guerre. (Source : Sudan Tribune) publie par le site opérations de Paix lien
Déstabilisation régionale
L’ONU dispose de milliers de casques bleus au Soudan du Sud comme au Soudan. La mission de la paix Union africaine-Nations Unies (Minuad) au Darfour a dit craindre vendredi que les rebelles de cette région de l'ouest du Soudan en guerre civile n'exploitent les tensions meurtrières entre Juba et Khartoum.
Selon le site Romandie.com , Le Soudan a affirmé mercredi disposer de photos prouvant que des groupes rebelles du Darfour combattaient aux côtés des troupes gouvernementales sud-soudanaises dans la zone de Heglig, des allégations démenties par les rebelles.
Plusieurs pays de la sous-région comme le Kenya et l'Ouganda sont des alliés traditionnels du sud-soudan ainsi que les États-Unis et maintenant Israël .
Plusieurs pays arabes apportent traditionnellement leur soutien au Soudan ainsi que la Chine.
Intérêt conjoncturel sino-américain
La Chine a également fait savoir par la voix de Cui Tiankai, son vice-ministre des Affaires étrangères, qu'elle coopérait avec les États-Unis pour trouver une solution à cette crise.
Les États-Unis font circuler un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU visant à rendre juridiquement contraignante la demande de l'Union africaine de mettre un terme aux affrontements à la frontière, la reprise des pourparlers et à résoudre les nombreux différends.
État des forces en présence
Les forces armées du Sud soudan
Elles sont essentiellement issues de la rebellions du Sud , l’armée populaire de libération du Sud Soudan. L’effectif atteint à peu près 40000 hommes mais l'armement lourd reste pour l'instant limité à quelques blindés dont au moins 33 chars T72 ukrainiens qui ont transité par le Kenya. Dans le domaine aérien, le pays dispose d'une dizaine de MI 17. Elles ne sont pas en mesure de contrer l’armée soudanaise.
L'armée soudanaise
Les effectifs des forces armées du Soudan s'élèvent selon l'estimation de l'ISS (2011) à 109 300 soldats. Elles disposent d'un armement conventionnel très puissant d'origine chinoise, russe et nationale.
Fer de lance des actions contre le sud, La Force aérienne soudanaise met en ligne plusieurs dizaines d'appareils comme des MIG29, des avions d'appui SU 25 reçus du Belarus en 2008 et des Q-5/A5 chinois.
Les missions des Nations Unies
Plusieurs missions des nations unies sont a l'œuvre dans les deux soudans. Elles ne semblent pas en mesure de mettre un terme à ce regain de violence.
MINUSS
la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a été crée le 8 juillet 2011, par le biais de la résolution 1996, adoptée à l’unanimité. Dotée d’un nombre maximal de 7 000 soldats, de 900 policiers, ainsi que d’une composante civile, la MINUSS a pour mandat d’assurer une transition pacifique et démocratique vers l’indépendance du Sud-Soudan, et de contribuer à la construction du nouveau pays et de ses institutions naissantes. Elle compte actuellement près de 5300 militaires
MINUAD
La mission hybride des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) a été créée par la résolution 1769 du Conseil de sécurité de l’ONU le 31 juillet 2007. Elle a pour objectif de mettre fin au conflit opposant les mouvements rebelles à l’armée soudanaise et aux milices arabes soutenues par le gouvernement soudanais. Elle dispose de plus de 23000 soldats. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a recommandé hier au Conseil de sécurité de l’ONU de réduire de 3260 soldats et de 770 policiers les forces de la MINUAD au regard des récents progrès sur le plan sécuritaire dans la région du Darfour.
FISNUA
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte le 27 juin la résolution 1990 qui autorise le déploiement de la Force Intérimaire de Sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), pour une durée initiale de six mois. Conformément au mandat spécifié par les parties dans l’Accord de démilitarisation, cette force, composée de 4200 Casques bleus et 50 policiers éthiopiens, vise notamment à superviser le retrait des forces en présence, à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations civiles, à renforcer les capacités du Service de police d’Abyei et à siéger sur les organes compétents de la zone d’Abyei que l’Accord de démilitarisation a créés. 3799 soldats majoritairement éthiopiens composent cette mission.
Informations du site http://www.operationspaix.net/ du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix .
Liens
artcile du journal 20 minutes :
photos
1.site UNMISS, armée Sud Soudan durant la cérémonie d’indépendance
2.MI24 Amnesty international Pologne

dimanche 18 mars 2012


Risque d’escalade militaire entre l’Ethiopie et l’Erythrée


L’armée éthiopienne, a mené jeudi 15 mars des attaques contre trois bases rebelles Afars qui se trouvent en territoire Érythréen. L’Ethiopie considère que ces groupes subversifs, ont la responsabilité d’une attaque contre des touristes en janvier où cinq occidentaux avaient perdus la vie.
Appel au calme de l’union africaine
L'Union africaine (UA) a appelé l'Ethiopie et l'Erythrée à la retenue après une attaque militaire lancée par Addis-Abeba sur son ancienne province l'Erythrée.
Pas de représailles érythréennes
L'Erythrée a déclaré vendredi qu'elle ne mènerait pas de représailles envers l'Ethiopie en réponse aux attaques transfrontalières menées contre des groupes rebelles par Adis Abeba.
L’Ethiopie menace de poursuivre ses incursions militaires en Erythrée
Selon le blog Afrique en ligne : Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a menacé de continuer à appliquer «une force proportionnée» contre les rebelles présumés qui attaquent le pays à partir de l'Erythrée.
Un conflit très ancien
Autrefois réunis au sein de l’empire éthiopien ; l’Erythrée a acquis son indépendance en 1993 après de nombreuses années de lutte. L’attaque éthiopienne est la première incursion militaire officielle en Erythrée depuis la fin de la guerre des frontières. En 1998, une guerre a éclaté entre les deux pays au sujet du tracé des frontières. Le conflit s'achèvera en 2000 après avoir fait plus de 80 000 morts. Des accords de paix ont été signés, une mission des nations Unies, la MINUL, déployée.
Il ya un réel risque d’une nouvelle escalade des tensions entre Addis Abeba et son ancienne province. Les deux pays se livrent une guerre par procuration en Somalie, où l’on accuse souvent l’Erythrée d’être un des principaux soutiens aux insurgés islamistes.

mardi 28 février 2012

Ca bouge en Somalie
Conférence de Londres sur la Somalie: l'Union Jack flotte sur Mogadiscio MOGADISCIO - Le drapeau britannique flottait jeudi à l'un des principaux carrefours de Mogadiscio, en hommage à la Grande-Bretagne qui accueillait le même jour une conférence internationale destinée à aider à la reconstruction de la Somalie après plus de vingt ans de guerre civile, a constaté l'AFP. Des centaines de membres des forces de sécurité patrouillaient de leur côté dans la capitale somalienne, pour tenter de prévenir toute action militaire ou attentat suicide des islamistes shebab qui ont dénoncé cette conférence comme une nouvelle tentative de coloniser la Somalie. Un grand événement se déroule aujourd'hui à Londres et le gouvernement (somalien) veut s'assurer de la sécurité à Mogadiscio pour empêcher des attaques d'éléments d'Al-Qaïda contre la population civile de la ville, a déclaré à l'AFP Ahmed Abdikarin, un responsable de police.
22 février 2012 Les forces somaliennes ont pris le bastion des Shebabs Les troupes éthiopiennes et du gouvernement de transition somalien (TFG) ont pris un bastion des insurgés islamistes somaliens, les Shebabs, mercredi 22 février. Situé à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, Baïdoa a été pris sans rencontrer de résistance et "sans un seul coup de feu", selon un responsable militaire somalien, Muhidin Ali……. BASTION STRATÉGIQUE DES SHEBABS Pour leur part, les Shebabs ont reconnu leur départ de Baïdoa, affirmant l'avoir abandonné pour des raisons "tactiques". "Les forces éthiopiennes, comptant plusieurs milliers d'hommes équipées d'armes lourdes et de tanks, sont entrées dans la ville", a affirmé cheikh Mohamed Ibrahim, commandant des Shebabs dans le couloir d'Afgoye, près de Mogadiscio, assurant que "la conquête (de Baïdoa) ne signifiait pas que l'ennemi pourra profiter de la ville". "Le sang va à nouveau couler et les zones qu'ils ont conquises seront le tombeau des envahisseurs chrétiens et de leurs milices somaliennes apostates", a-t-il assuré.. Les Shebabs ont juré la perte du gouvernement somalien de transition. Les rebelles, qui ont abandonné leurs positions à Mogadiscio en août, contrôlent encore largement le centre et le sud de la Somalie – pays en état de guerre civile depuis vingt ans. Mais leur emprise se réduit depuis qu'ils sont sous pression militaire : celle de la force de l'Union africaine autour de Mogadiscio, l'armée kényane dans le Sud et les Ethiopiens dans l'Ouest…
En Somalie, les troupes kényanes progressent à petit pas Les forces kényanes sont entrées dans le pays en octobre, officiellement en représailles à des attaques des shebab dans le nord du Kenya. Depuis l'avancée initiale, leur progression est cependant limitée. L'invasion a commencé en pleine saison des pluies, les véhicules se sont enlisés dans la boue, et depuis que le sol est sec, les troupes sont harcelées par les attaques de type guérilla des shebab… Les frappes aériennes et les offensives au sol ont contraint les insurgés à se diviser en petits groupes, qui lancent des attaques et embuscades pour tester les défenses kényanes, explique le général de brigade Johson Ondieki. Et pour l'heure, l'offensive kényane semble au point mort. Les officiers affirment que le moral est bon. Apparemment inspirés par les films de guerre hollywoodiens, les soldats ont marqué leurs casques de slogans divers : "Autorisé à tuer", "Guerrier Lors de la conférence internationale de Londres sur l'avenir de la Somalie jeudi, le Kenya tentera d'obtenir des soutiens à une intégration de ses troupes dans la force de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) : le budget kényan serait allégé d'une partie du poids de l'intervention. L'AMISOM est aujourd'hui composée de 9. 700 soldats, mais son mandat lui permet d'en mobiliser 12. 000 et le Conseil de sécurité de l'ONU devrait encore approuver mercredi une augmentation du plafond à 17. 731 hommes.
La nation Djibouti A Londres, le Président exprime sa vision de l’avenir de la Somalie Le président Ismaïl Omar Guelleh- qui a regagné le pays vendredi soir- a prononcé jeudi dernier à Londres un important discours lors de la conférence internationale sur la Somalie organisée dans la capitale britannique. Il n’a pas manqué de féliciter le gouvernement britannique pour ses efforts en vue de permettre une sortie de crise rapide en Somalie. Son discours, qui était très attendu en raison de sa connaissance particulière du dossier somalien, a porté sur l’avenir des institutions somaliennes et la nécessité de permettre à ce pays de mettre en place ses propres forces armées. Il a plaidé pour un renforcement de l’AMISOM afin qu’elle puisse remplir pleinement ses missions. Dans son discours devant les délégués d’une cinquantaine de pays, le Président a d’emblée tenu à remercier le Premier ministre britannique David Cameron d’avoir initié et concrétisé une telle conférence, une conférence inédite à maints égards. Il a applaudi le caractère unique de cette conférence qui, pour la première fois en deux décennies, a réuni une part importante de la communauté internationale autour d’un seul et même leitmotiv : mettre enfin un terme à la tragédie somalienne. «Si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je suis convaincu que cette conférence se propose de réaliser une nouvelle approche de la question somalienne», a dit le Chef de l’Etat. Tout en rappelant la contribution de Djibouti qui a envoyé des troupes pour renforcer la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), M. Ismaïl Omar Guelleh a plaidé pour que la communauté internationale puisse apporter davantage un appui financier et logistique à l’AMISOM afin de lui permettre de remplir pleinement sa mission dans ce pays. Il a par ailleurs sollicité pour la Somalie un appui international destiné à lui permettre, in fine, de développer ses propres forces de sécurité. Sortir la Somalie de l’impasse politique et militaire. Au cours de la Conférence de Londres, de nombreux engagements ont été pris. Selon les termes du communiqué final, la communauté internationale s'est engagée à donner un nouvel élan au processus politique, à renforcer la Force Africaine de maintien de la Paix en Somalie, ‘’l’'Amisom’’, et à mieux coordonner l'assistance humanitaire.
22 février (Londres, le 21 février 2012) – Aucune des parties belligérantes en Somalie n’a mis les enfants somaliens à l’abri des combats ou veillé à ce qu’ils n’intègrent pas les rangs de leurs forces armées, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le groupe d’insurgés islamiste Al-Chabaab soumet un nombre croissant d’enfants à un recrutement ou un mariage forcé ou à des viols, et s’en prend de plus en plus souvent aux enseignants et aux écoles, a précisé Human Rights Watch.« Aucun endroit n’est sans danger pour les enfants de Somalie », a déclaré Zama Coursen-Neff, directrice adjointe de la division Droits de l’enfant à Human Rights Watch. « Les rebelles d’Al-Chabaab ont enlevé des enfants chez eux et dans leurs écoles pour les faire combattre de force, les violer ou les soumettre à un mariage forcé. » Le rapport de 104 pages, intitulé « No Place for Children: Child Recruitment, Forced Marriage, and Attacks on Schools in Somalia »
Commentaire: Il semble qu'il y ait actuellement une volonté de débloquer la situation en Somalie. La conférence qui s'est tenue à Londres a permis de démontrer l'intérêt de la question pour de nobreux pays. La question de l'autonomie de certaines régions comme le somaliland n'est plus taboue. Le problème le plus immédiat pour les somaliens reste donc la mise en pratique des différentes étapes de la feuille de route avant le mois d'août 2012.
Bilan de la réunion
Extraits
Selon le blog good morning Africa: Cette fois l’ONU entérine l’augmentation de l’effectif qui sera porté de 12.000 hommes à 17.331. Néanmoins se sont surtout les troupes Kényanes qui passent sous casques blancs de l'UA. Et tous le défi est là ...Et les Kenyans ne souhaitent pas passer sous leur commandement (ougandais). L’état-major doit passer au niveau stratégique et être internationalisé.
Les objectifs de départ ont évolués (l’AMISOM va sortir de Mogadiscio) mais les moyens sont inadaptés. La résolution de mercredi a donc attribué des hélicoptères (3 hélicoptères d’attaque et 9 de transport) et des moyens maritimes à l'AMISOM.
Les politiciens somaliens arriveront-ils à tenir la feuille de route ? Hier quatre présidents somaliens étaient présents à la conférence... Le président du Somaliland venu prôner son indépendance, le président du Puntland qui se verrait bien futur président du pays, celui du Galmudug, et le président somalien Sharif Cheikh Ahmed
La lutte contre la piraterie: Le communiqué final de la conférence a rappelé que le symptôme visible en mer trouve sa solution à terre. Lien avec le communiqué final de la réunion
lien avec le blog : Good morning Africa

dimanche 12 février 2012

COMPTES RENDUS DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA DEFENSE-MERCREDI 1ER FÉVRIER 2012

Trouvé sur le site du sénat, un court exposé sur la situation dans la Corne de l'Afrique - Audition de M. Marc Etienne Lavergne, géopolitologue directeur de recherche au CNRS
Extrait

dimanche 5 février 2012




Djibouti-USA Un nouvel accord de coopération militaire Le ministre de la Défense, M. Abdoulkader Kamil et l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique à Djibouti ont signé hier un nouvel accord djibouto-américain de coopération militaire. La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu en présence de nombreux officiers supérieurs des forces armées des deux pays. C’est à l’état-major général des Forces armées djiboutiennes qu’a eu lieu hier la cérémonie de signature d’un nouvel accord djibouto-américain de coopération militaire. L’accord, désigné par son acronyme anglais d’ACSA (Accord d'Acquisitions et d'Echanges de Services) a été paraphé par le ministre de la défense, Abdoulkader Kamil Mohamed et l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique, Geeta Pasi. La cérémonie de signature a eu lieu en présence du major-général Barbara J.Faulkenberry, commandant les Forces aériennes des Etats-Unis, du général Fathi Ahmed Houssein, chef d’état-major général des FAD, du général Zakaria, chef d’état-major de la défense et du contre-amiral Michael Faulken, commandant les Forces interarmées combinées pour la Corne de l’Afrique. Le précédent accord signé en 2002 pour une durée de dix ans étant arrivé à son terme, ACSA II restera, dit-on, indéfiniment valide sans aucune date d’échéance, ce qui laisse supposer que les deux pays entendent inscrire dans la durée leur coopération militaire. Cet accord permet l’échange rapide et sans difficultés de nombreux types de services entre unités militaires des deux pays. Il s’agit de faciliter la cession, le remplacement ou même la mise en vente d’équipements et de matériel militaire. Il permet aussi, dit-on, de rationaliser davantage la logistique, la maintenance et l’approvisionnement et ainsi renforcer davantage les relations d'amitié entre nos deux pays. Il s’agit d’un accord qui confirme l’interopérabilité des forces armées des deux pays et la nature durable de leur coopération en matière de défense. ACSA II permettra à Djibouti et à son puissant allié de renforcer leur coopération notamment en matière de sécurité internationale.


photo : MCC Northwood , visite DSACEUR opération Océan shield

édition du 29 janvier Diplomatie Visite d'une délégation de l'OTAN à Djibouti Le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale PI, et ministre délégué, chargé de la coopération internationale, M. Ahmed Ali Silay a reçu hier en audience, le général Alexander Shirreff, commandant adjoint des forces de l’OTAN et l’amiral David Zambellas, des forces navales de l’OTAN en visite de courtoisie à Djibouti. Notons que l’entretien entre les deux parties a porté sur des questions d’intérêts communs notamment sur la situation actuelle de la piraterie maritime dans le golfe d’Aden ainsi que les perspectives de coopération des relations bilatérales entre la République de Djibouti et l’OTAN bilatérale. Le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale, M. Mohamed Ali, le directeur de la communication, M. Moussa Mohamed et le directeur des relations multilatérales PI, M. Issa ont pris part à cette rencontre.

mardi 8 mars 2011

Plus de 40 soldats burundais ont perdu la vie ces dernières semaines en Somalie

Plus de 40 soldats burundais participant à la mission de maintien de la paix en Somalie auraient été tués et plus de 100 autres blessés lors d'une récente opération contre les rebelles, a rapporté samedi l'agence AFP citant des sources militaires. Cependant, le gouvernement burundais n'a pas confirmé ces chiffres. Le Burundi et l'Ouganda sont les deux pays africains à participer à la mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Depuis décembre 2007, le Burundi a envoyé quatre bataillons en Somalie pour soutenir le gouvernement de transition somalien. Les soldats de l'AMISOM ont fait l'objet de plusieurs attaques du groupe rebelle somalien al Shabaab. Mardi, interrogé par la presse sur les chiffres des soldats burundais morts en Somalie, le chef d'état-major de l'armée burundaise le général Godefroid Niyombare a indiqué : "Pour le respect de la profession et des familles des victimes, il n'est pas nécessaire de rendre public les chiffres sur les victimes."

Source: xinhua

photo internet

mardi 1 mars 2011

Djibouti FAD / US Forces
Vers une coopération militaire renforcée

La récente rencontre entre le général de division Fathi Ahmed Houssein et l’amiral Michaël Mullen s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération militaire et du soutien amical entre les forces armées de la République Djibouti et des Etats-Unis d’Amérique.

Le chef d’état-major général des forces armées djiboutiennes, le général de division Fathi Ahmed Houssein, a reçu jeudi dernier la visite du président du comité des chefs d’état-major des Etats-Unis d’Amérique, l’amiral Michaël Mullen, dans son cabinet.

La rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération militaire et du soutien amical entre les forces armées des deux pays.

Bref, les deux hauts gradés l’ont mise à profit pour discuter du contexte sécuritaire qui prévaut dans la région.

samedi 12 février 2011



South Sudan minister describes killings in Fangak as a "massacre”

By Ngor Arol Garang
February 11,2011 (KHARTOUM) - James Kok Ruea, a minister of humanitarian affairs and disaster management at the Government of Southern Sudan (GoSS) on Friday described the deaths caused by clashes between rebels and the South Sudan army in Fangak county of Jonglei state as "a massacre."
The minister made the comments in an interview with Sudan Tribune two days after armed groups identified as loyal to General George Athor Deng and forces belonging to the Sudan People Liberation Army (SPLA), the southern army, clashed on Wednesday and Thursday.
Around 105 people are thought to have died in the clashes.
Both Athor and the SPLA denied launching the attack. Neither has accepted responsibility for initiating the fighting and have blamed each other for the clashes. Athor’s spokesman in an interview with Sudan Tribune on both Wednesday and Thursday accused the SPLA of initiating attack against their forces in three different locations in the area and said they were acting in self defend.
The SPLA denied the charge and accused Athor’s forces of launching the first attack and laying several landmines. He said that SPLA forces had activated the mines resulting in the destruction of vehicles and causing casualties.
Speaking to Sudan Tribune from the area on Friday, James Kok Ruea, minister of Humanitarian Affairs and disaster management in the government of South Sudan described the killing as "a massacre."
"I am now talking to you from my area, our people have been massacred by George Athor because they are supporters of the Sudan People’s Liberation Movement (SPLM) and the leadership of the government of South Sudan. They have been uprooted from their homes and many of them mostly innocent civilians, especially women and children have lost their lives", said minister Kok in an interview with Sudan Tribune on Friday.
The minister said Athor had captured Fangak on 9 February but the SPLA took it back on 10 February, after what he described as fierce fighting resulting in the loss of many lives. He declined to give figures saying the dead were still being buried but said that “many lives some of whom were innocent civilians mostly children and women in the cross fire".
Phillip Aguer, spokesman of the Sudan People’s Liberation Army, in a separate interview confirmed 105 people were killed. Reports from the area indicate that 105 people from both sides have killed: 39 civilians, 24 police and 42 from Athor’s men.
Kok, who hails from the area, said Fangak was home to roughly 200,000 people who have now been displaced to neighboring communities.
(ST)

jeudi 10 février 2011

UK ‘wary of army in terror war’

The latest leaked American diplomatic cable on Kenya reveals that Britain prefers to work with the Administration Police rather than the military in the fight against terrorism.
The cable dated December 2, 2009, says that the UK counter-terrorism department did not trust the effectiveness of elite units within the Kenyan military.
The cable released by WikiLeaks on Thursday adds that the UK was instead keen on equipping the APs with a modern radio communications network to enable the officers undertake the task of patrolling the porous Kenya-Somalia border.
“UK CT (counter-terrorism unit) efforts in Kenya are focused on two key areas: Establishment of a radio communications network for the Administrative Police in the North East and Coast provinces for border security,” says the cable classified as confidential and prepared by US ambassador Michael Ranneberger in part.
The cable also says that getting “multi-agency buy-in” within the Kenyan government is difficult and that the intelligence service has primary responsibility for counter-terrorism but the police provide critical support, including border control.
The second key focus for the UK’s counter terror unit is the development of a special force within the Kenyan armed forces for intercepting terrorist infiltration along the border and transit routes.
“The Kenyan Ministry of Defence sees this unit as being a fully capable SF (Special Forces) unit. However, the UK assessment is that the unit still falls short of full SF capabilities. There is concern that the unit might be diverted from CT to perform other duties. The unit also has yet to be tested under operational conditions,” the cable says.
Kenyan military forces have been undertaking border patrols along the 682-km border, which was closed in December 2006, fearing an escalation of violence and attacks by fighters loyal to Osama bin Laden’s al-Qaeda terror network.
The cable is derived from discussions held in October 2009 between the US State Department coordinator for the East Africa Regional Strategic Initiative and UK officers from several North and East Africa missions as well as London-based Foreign and Commonwealth Office specialists in Addis Ababa.
By NATION CORRESPONDENT
Posted Sunday, February 6 2011 at 22:10

Burundi: L'Armée dément toute présence militaire en RD Congo

Bujumbura, Burundi - L'Armée burundaise a démenti toute présence militaire en République démocratique du Congo voisine où des rumeurs de présence d'une rébellion en gestation contre le pouvoir en place au Burundi ont circulé avec insistance ces derniers temps à Bujumbura

Selon le porte-parole de la Force de défense nationale et des anciens combattants, le colonel Gaspard Baratuza, une telle opération militaire en terre étrangère nécessiterait obligatoirement l'aval du parlement burundais comme le stipule la loi fondamentale actuellement en vigueur dans le pays.

'Cela n'est pas encore le cas', a-t-il indiqué, reconnaissant que les autorités militaires des deux pays se réunissent régulièrement dans le cadre du renforcement des relations de bon voisinage et de la sécurité sur la frontière commune.

Certaines organisations internationales non gouvernementales oeuvrant au Burundi prêtent à l'ancien chef rebelle des forces nationales de libération(FNL), Agathon Rwasa, l'intention de reprendre le maquis.

Les FNL font partie d'une coalition de plusieurs formations politiques de l'opposition qui contestent aujourd'hui encore la régularité des récentes élections générales au Burundi. Pana 09/02/2011