lundi 30 avril 2012


Repli de la LRA vers le Soudan

La BBC annonce que le gouvernement soudanais soutient activement la LRA (Lord's Resistance Army) et son chef Joseph Kony.



Comme indiqué dans l'article, l'armée ougandaise a capturé des membres de ce groupe portant des uniformes soudanais. Le soutien du Soudan à cette rébellion n'est pas nouveau mais semble toujours d'actualité.

Citons Le Monde : Selon le chef d'état-major ougandais, le régime du président soudanais Omar Al-Bachir, lui-même recherché par la CPI, a commencé à armer et abriter la LRA en 2002.



Selon le site britannique, le groupe serait en train de se déplacer vers certaines zones du Darfour aux mains des milices pro-gouvernementales Janjaweed.

photo Matthias Mugisha, ravitaillement des unités ougandaises

dimanche 29 avril 2012

Point de situation sur le Soudan
Au soudan, les armes ont parlé à nouveau
La zone frontalière, pétrolifère de Heglig est devenue depuis quelques mois, l’objet d’une grande tension entre les deux soudans. Malgré l'indépendance proclamée en juillet 2012, le trace définitif des frontières est encore source de conflit en particulier ce qui concerne le statut de régions pétrolifères. La région d’Heglig, située en territoire soudanais, a été le théâtre d’affrontements entre les deux pays. La prise de Heglig le 10 avril par l'armée sud-soudanaise, suivie de violents combats et de raids aériens soudanais au Soudan du Sud, ont fait craindre un nouveau conflit entre ces deux états. Ce regain de violence a amené la communauté internationale à multiplier les appels à la retenue.
Au delà du nombre important de victimes civiles et militaires, les combats ont gravement endommagé des installations pétrolières, notamment un pipeline qui achemine du pétrole du Sud Soudan jusqu’au terminal de Port-Soudan. Selon la tribune d'Oman tribune, les raids aériens contre le sud Soudan aurait tué 16 civils et fair 34 blessés. Lien
Tentative de médiation de l'Union Africaine
L'Union africaine a condamnée les combat et donné 48 heures, pour un retrait sans conditions des troupes des zones contestées. L'organisation pan-africaine a demandé aux deux états de reprendre leurs négociations d'ici deux semaines et de trouver un accord d'ici trois mois, faute de quoi elle leur imposera ses propres règles. Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a fait paraître une feuille de route en sept points, qui doit permettre d'apporter une réponse au conflit entre les deux pays. Mercredi 25 avril, en gage de bonne volonté, le Soudan du Sud a libéré 14 prisonniers de guerre soudanais.
Le point de vue soudanais
Cité par l’agence Novosti, le Soudan du Sud n'a aucun droit de revendiquer la région frontalière de Heglig, a déclaré l'ambassadeur soudanais en Russie, Mohammad Hussein Zarrouq. "Conformément à un accord de 2002, les deux parties ont reconnu les frontières établies le 1er janvier 1956.
En vertu de ce document, la région de Heglig appartient à la république du Soudan. Ainsi, le Soudan du Sud n'a aucune raison de revendiquer ce territoire", a insisté l'ambassadeur.
La position du Sud soudan
Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a vivement critiqué la communauté internationale, dont l’ONU et l’UA, hier, l’accusant de refuser «délibérément» de tenir Khartoum responsable des récents affrontements dans la zone frontalière. «Le gouvernement du Soudan n’a jamais cessé de bombarder notre population innocente, et ce, même après la signature de l’Accord de paix global. Il a même intensifié ses attaques aériennes en août 2011, après que le Soudan du Sud soit devenu un État indépendant, mais la communauté internationale ne l’a jamais condamné », a-t-il déclaré à l’occasion d’une conférence tenue dans les rues de Juba.
Le ministre soudanais de la Défense, Abdelrahim Mohammed Hussein, a pour sa part estimé que le Soudan du Sud tentait de dissimuler ses difficultés à subvenir aux besoins de sa population en incitant le Soudan à entrer en guerre. (Source : Sudan Tribune) publie par le site opérations de Paix lien
Déstabilisation régionale
L’ONU dispose de milliers de casques bleus au Soudan du Sud comme au Soudan. La mission de la paix Union africaine-Nations Unies (Minuad) au Darfour a dit craindre vendredi que les rebelles de cette région de l'ouest du Soudan en guerre civile n'exploitent les tensions meurtrières entre Juba et Khartoum.
Selon le site Romandie.com , Le Soudan a affirmé mercredi disposer de photos prouvant que des groupes rebelles du Darfour combattaient aux côtés des troupes gouvernementales sud-soudanaises dans la zone de Heglig, des allégations démenties par les rebelles.
Plusieurs pays de la sous-région comme le Kenya et l'Ouganda sont des alliés traditionnels du sud-soudan ainsi que les États-Unis et maintenant Israël .
Plusieurs pays arabes apportent traditionnellement leur soutien au Soudan ainsi que la Chine.
Intérêt conjoncturel sino-américain
La Chine a également fait savoir par la voix de Cui Tiankai, son vice-ministre des Affaires étrangères, qu'elle coopérait avec les États-Unis pour trouver une solution à cette crise.
Les États-Unis font circuler un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU visant à rendre juridiquement contraignante la demande de l'Union africaine de mettre un terme aux affrontements à la frontière, la reprise des pourparlers et à résoudre les nombreux différends.
État des forces en présence
Les forces armées du Sud soudan
Elles sont essentiellement issues de la rebellions du Sud , l’armée populaire de libération du Sud Soudan. L’effectif atteint à peu près 40000 hommes mais l'armement lourd reste pour l'instant limité à quelques blindés dont au moins 33 chars T72 ukrainiens qui ont transité par le Kenya. Dans le domaine aérien, le pays dispose d'une dizaine de MI 17. Elles ne sont pas en mesure de contrer l’armée soudanaise.
L'armée soudanaise
Les effectifs des forces armées du Soudan s'élèvent selon l'estimation de l'ISS (2011) à 109 300 soldats. Elles disposent d'un armement conventionnel très puissant d'origine chinoise, russe et nationale.
Fer de lance des actions contre le sud, La Force aérienne soudanaise met en ligne plusieurs dizaines d'appareils comme des MIG29, des avions d'appui SU 25 reçus du Belarus en 2008 et des Q-5/A5 chinois.
Les missions des Nations Unies
Plusieurs missions des nations unies sont a l'œuvre dans les deux soudans. Elles ne semblent pas en mesure de mettre un terme à ce regain de violence.
MINUSS
la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a été crée le 8 juillet 2011, par le biais de la résolution 1996, adoptée à l’unanimité. Dotée d’un nombre maximal de 7 000 soldats, de 900 policiers, ainsi que d’une composante civile, la MINUSS a pour mandat d’assurer une transition pacifique et démocratique vers l’indépendance du Sud-Soudan, et de contribuer à la construction du nouveau pays et de ses institutions naissantes. Elle compte actuellement près de 5300 militaires
MINUAD
La mission hybride des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) a été créée par la résolution 1769 du Conseil de sécurité de l’ONU le 31 juillet 2007. Elle a pour objectif de mettre fin au conflit opposant les mouvements rebelles à l’armée soudanaise et aux milices arabes soutenues par le gouvernement soudanais. Elle dispose de plus de 23000 soldats. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a recommandé hier au Conseil de sécurité de l’ONU de réduire de 3260 soldats et de 770 policiers les forces de la MINUAD au regard des récents progrès sur le plan sécuritaire dans la région du Darfour.
FISNUA
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte le 27 juin la résolution 1990 qui autorise le déploiement de la Force Intérimaire de Sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), pour une durée initiale de six mois. Conformément au mandat spécifié par les parties dans l’Accord de démilitarisation, cette force, composée de 4200 Casques bleus et 50 policiers éthiopiens, vise notamment à superviser le retrait des forces en présence, à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations civiles, à renforcer les capacités du Service de police d’Abyei et à siéger sur les organes compétents de la zone d’Abyei que l’Accord de démilitarisation a créés. 3799 soldats majoritairement éthiopiens composent cette mission.
Informations du site http://www.operationspaix.net/ du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix .
Liens
artcile du journal 20 minutes :
photos
1.site UNMISS, armée Sud Soudan durant la cérémonie d’indépendance
2.MI24 Amnesty international Pologne

vendredi 27 avril 2012


La force en attente de la CEDEAO peut'elle intervenir au Mali

La situation au Mali a beaucoup évolué ces derniers jours. L'armée malienne peut-elle s'en sortir face à cette crise ? Rien n’est moins sûr même si la situation politique s’améliore avec le retour à Bamako du président de l’assemblée nationale qui assurera l’intérim du pouvoir.Les quinze pays qui constituent la CEDEAO* disposent comme l’ensemble des sous-régions d’Afrique d’une force civile et militaire baptisée Force en attente de la CEDEAO (FAC). Il s’agit de contingents multidisciplinaires, civils et militaires stationnées dans leurs pays d'origine et prêts à être déployés rapidement, si nécessaire.

Il s’agit de la une formalisation de l'ECOMOG (ECOWAS Monitoring Group) qui était déjà intervenue au Libéria et en Sierra Léone dans les années 1990. Cette force a été un précurseur dans la mise en place d'un mécanisme régional de paix et de sécurité. Le 6 avril, selon l’agence(Xinhua), les chefs d’état-major des pays de la CEDEAO ont élaboré un "mandat" pour l’intervention de la force militaire de la communauté au Mali, à l’issue d’une réunion d’urgence à Abidjan.


Organigramme : ministère des affaires étrangères
La CEDEAO dispose théoriquement d’un groupement interarmes (GTIA) de 2770 hommes, réservoir de force permettant d’adapter l’engagement aux besoins.

Ce GTIA que l’on pourrait comparer à Un BG de l’UE est composé :
- d’un état major permanent à Abuja (Nigeria).
- d’un bataillon Ouest sous commandement sénégalais
- d’un bataillon Est sous commandement nigérian
- d’un bataillon logistique sous commandement malien.
Au sein de cette unité on trouve aussi des éléments du génie, des hélicoptères légers et EVASAN. Cette structure est néanmoins très théorique notamment en raison de l’effondrement de l’armée malienne, de l’engagement Niger, des problèmes de l’armée du Burkina … et du manque de préparation des forces en général sur le continent.
La CEDAO insiste sur "le strict respect de l'intégrité territoriale" du Mali et pour "parer à toute éventualité" étudie le déploiement de sa force militaire forte d'au moins 2.000 hommes.D’après abidjan.net

La Cedeao n’a jamais montré son efficacité sauf une fois dans le cas du Liberia. Elle a 2 000 hommes et il lui faudra au moins un mois pour préparer l’offensive. D’ici là, il sera déjà trop tard », fait remarquer Philippe Hugon, chercheur à l’Iris.
Le rôle de l’Europe et de la FranceUne telle opération nécessite d’importants moyens logistiques que seules grandes puissances peuvent fournir pour équiper les 3000 hommes prévus. La France par la voix de son ministre de la Coopération, a promis son aide matérielle mais a exclu toute intervention de ses soldats.Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré que Paris pourrait fournir un soutien logistique pour le déploiement de deux bataillons de 3.000 hommes au Mali.
Ci-joint une étude très théorique qui met en valeur les moyens aériens dont disposent désormais les pays africains. Il ya désormais en Afrique des états qui disposent de moyens récents et capables de conduire des actions militaires. Limitée au potentiel aérien , elle démontre que la région progresse dans ce domaine avec la remise en état de nombreux aéronefs au Nigeria et l’acquisition d’appareils adaptés pour les plus petits états. Le seul problème reste le financement d’une campagne militaire qui ne peut se faire sur les budgets courants.
L’aide des pays européens ou des USA, devra se concentrer sur la logistique ainsi que les transports stratégiques qui ne pourront être fourni que par ces grands pays.
Pays de la CEDAO
*BENIN, BURKINA FASO,CAP VERT ,COTE D’IVOIRE, GAMBIE, GHANA , GUINEE, GUINEE BISSAU, LIBERIA, MALI, NIGER, NIGERIA, SENEGAL,SIERRA LEONE, TOGO
publié dans Questions defense

mercredi 25 avril 2012






Les États-Unis prolongent la mission de leurs conseillers militaires en Afrique centrale
Nairobi, le 20 avril 2012) Selon l’ONG Human right watch, les attaques du groupe rebelle ougandais Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Arml, LRA) se sont intensifiées en République centrafricaine (RCA) depuis le début de l’année 2012, plaçant les civils des zones affectées dans une situation de nécessité urgente de protection. Selon l’organisation, les attaques se poursuivent également en République démocratique du Congo. Le bilan dressé par HRW : Entre janvier et mars 2012, la LRA a mené au moins 53 nouvelles attaques en RD Congo et en RCA, au cours desquelles elle a enlevé 90 civils et en a tué neuf autres, d’après les dernières recherches de Human Rights Watch en RCA et des informations publiées par les Nations Unies. Le nombre d’attaques dans le sud-est de la RCA a considérablement augmenté par rapport aux attaques signalées en 2011.
Ci-joint la copie d’une lettre de la population centrafricaine , publiée par HRW.




Volonté affichée de mettre fin à cette menace
Les Nations unies et l'Union africaine ont récemment annoncé une intervention militaire pour aider à traquer la LRA et Joseph Kony, tandis que la Russie a déclaré être prête à apporter son aide. La force de l’union africaine tarde à se concrétiser sur le terrain .
Selon le blog Casa free
Barack Obama a annoncé lundi que les conseillers militaires américains poursuivraient leur mission en Afrique centrale pour aider à traquer le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, estimant que cela fait partie de la stratégie régionale des États-Unis.
Le président a souligné qu'il avait autorisé le déploiement d' une centaine de membres de l'armée en Ouganda et dans d'autres pays d'Afrique centrale pour aider à combattre la LRA en octobre de l'an dernier, et qu'il avait demandé au Conseil de sécurité nationale d'effectuer un examen des progrès après 150 jours, ce qui a été fait.
« Aujourd'hui je peux annoncer que nos conseillers continueront leurs efforts pour traîner (Joseph Kony) en justice et sauver des vies", a-t-il dit dans un discours au Musée du mémorial de l'Holocauste à Washington.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), M. Francisco Madeira, continuent à arpenter la région pour sensibiliser les gouvernements sur la nécessité de coopérer dans ce dossier


La lassitude des troupes ougandaises
L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer les rebelles. Ils sont soutenus depuis la fin de l’année 2011 par une centaine de membres des forces spéciales américaines.
De nombreuses petites équipes sillonnent de vastes zones inhabitées. En décembre 2008, l'opération Lighting Thunder, première opération militaire conjointe de grande ampleur, conduite contre la LRA, avec, déjà, le soutien de l'armée américaine, avait donné quelques résultats.
Néanmoins depuis cette opération, la LRA opère en petits groupes, très légers, très puissants, désormais plus difficiles à traquer."
Le site de la chaine fox news rapporte les difficultés de cette chasse éprouvante pour les soldats ougandais mais payés et difficilement ravitaillés.

photo Militaryphotos.net

Cette région d’Afrique est réellement au cœur des problèmes de sécurité africaine. La déstabilisation du Mali, le conflit soudanais sont autant de problèmes que les instances africaines doivent régler avec la situation en Guinée Bissau. Toutes ces crises donnent un sursis à la LRA.

photo 1 : HRW 

dimanche 18 mars 2012


Risque d’escalade militaire entre l’Ethiopie et l’Erythrée


L’armée éthiopienne, a mené jeudi 15 mars des attaques contre trois bases rebelles Afars qui se trouvent en territoire Érythréen. L’Ethiopie considère que ces groupes subversifs, ont la responsabilité d’une attaque contre des touristes en janvier où cinq occidentaux avaient perdus la vie.
Appel au calme de l’union africaine
L'Union africaine (UA) a appelé l'Ethiopie et l'Erythrée à la retenue après une attaque militaire lancée par Addis-Abeba sur son ancienne province l'Erythrée.
Pas de représailles érythréennes
L'Erythrée a déclaré vendredi qu'elle ne mènerait pas de représailles envers l'Ethiopie en réponse aux attaques transfrontalières menées contre des groupes rebelles par Adis Abeba.
L’Ethiopie menace de poursuivre ses incursions militaires en Erythrée
Selon le blog Afrique en ligne : Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a menacé de continuer à appliquer «une force proportionnée» contre les rebelles présumés qui attaquent le pays à partir de l'Erythrée.
Un conflit très ancien
Autrefois réunis au sein de l’empire éthiopien ; l’Erythrée a acquis son indépendance en 1993 après de nombreuses années de lutte. L’attaque éthiopienne est la première incursion militaire officielle en Erythrée depuis la fin de la guerre des frontières. En 1998, une guerre a éclaté entre les deux pays au sujet du tracé des frontières. Le conflit s'achèvera en 2000 après avoir fait plus de 80 000 morts. Des accords de paix ont été signés, une mission des nations Unies, la MINUL, déployée.
Il ya un réel risque d’une nouvelle escalade des tensions entre Addis Abeba et son ancienne province. Les deux pays se livrent une guerre par procuration en Somalie, où l’on accuse souvent l’Erythrée d’être un des principaux soutiens aux insurgés islamistes.

mardi 28 février 2012

Ca bouge en Somalie
Conférence de Londres sur la Somalie: l'Union Jack flotte sur Mogadiscio MOGADISCIO - Le drapeau britannique flottait jeudi à l'un des principaux carrefours de Mogadiscio, en hommage à la Grande-Bretagne qui accueillait le même jour une conférence internationale destinée à aider à la reconstruction de la Somalie après plus de vingt ans de guerre civile, a constaté l'AFP. Des centaines de membres des forces de sécurité patrouillaient de leur côté dans la capitale somalienne, pour tenter de prévenir toute action militaire ou attentat suicide des islamistes shebab qui ont dénoncé cette conférence comme une nouvelle tentative de coloniser la Somalie. Un grand événement se déroule aujourd'hui à Londres et le gouvernement (somalien) veut s'assurer de la sécurité à Mogadiscio pour empêcher des attaques d'éléments d'Al-Qaïda contre la population civile de la ville, a déclaré à l'AFP Ahmed Abdikarin, un responsable de police.
22 février 2012 Les forces somaliennes ont pris le bastion des Shebabs Les troupes éthiopiennes et du gouvernement de transition somalien (TFG) ont pris un bastion des insurgés islamistes somaliens, les Shebabs, mercredi 22 février. Situé à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, Baïdoa a été pris sans rencontrer de résistance et "sans un seul coup de feu", selon un responsable militaire somalien, Muhidin Ali……. BASTION STRATÉGIQUE DES SHEBABS Pour leur part, les Shebabs ont reconnu leur départ de Baïdoa, affirmant l'avoir abandonné pour des raisons "tactiques". "Les forces éthiopiennes, comptant plusieurs milliers d'hommes équipées d'armes lourdes et de tanks, sont entrées dans la ville", a affirmé cheikh Mohamed Ibrahim, commandant des Shebabs dans le couloir d'Afgoye, près de Mogadiscio, assurant que "la conquête (de Baïdoa) ne signifiait pas que l'ennemi pourra profiter de la ville". "Le sang va à nouveau couler et les zones qu'ils ont conquises seront le tombeau des envahisseurs chrétiens et de leurs milices somaliennes apostates", a-t-il assuré.. Les Shebabs ont juré la perte du gouvernement somalien de transition. Les rebelles, qui ont abandonné leurs positions à Mogadiscio en août, contrôlent encore largement le centre et le sud de la Somalie – pays en état de guerre civile depuis vingt ans. Mais leur emprise se réduit depuis qu'ils sont sous pression militaire : celle de la force de l'Union africaine autour de Mogadiscio, l'armée kényane dans le Sud et les Ethiopiens dans l'Ouest…
En Somalie, les troupes kényanes progressent à petit pas Les forces kényanes sont entrées dans le pays en octobre, officiellement en représailles à des attaques des shebab dans le nord du Kenya. Depuis l'avancée initiale, leur progression est cependant limitée. L'invasion a commencé en pleine saison des pluies, les véhicules se sont enlisés dans la boue, et depuis que le sol est sec, les troupes sont harcelées par les attaques de type guérilla des shebab… Les frappes aériennes et les offensives au sol ont contraint les insurgés à se diviser en petits groupes, qui lancent des attaques et embuscades pour tester les défenses kényanes, explique le général de brigade Johson Ondieki. Et pour l'heure, l'offensive kényane semble au point mort. Les officiers affirment que le moral est bon. Apparemment inspirés par les films de guerre hollywoodiens, les soldats ont marqué leurs casques de slogans divers : "Autorisé à tuer", "Guerrier Lors de la conférence internationale de Londres sur l'avenir de la Somalie jeudi, le Kenya tentera d'obtenir des soutiens à une intégration de ses troupes dans la force de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) : le budget kényan serait allégé d'une partie du poids de l'intervention. L'AMISOM est aujourd'hui composée de 9. 700 soldats, mais son mandat lui permet d'en mobiliser 12. 000 et le Conseil de sécurité de l'ONU devrait encore approuver mercredi une augmentation du plafond à 17. 731 hommes.
La nation Djibouti A Londres, le Président exprime sa vision de l’avenir de la Somalie Le président Ismaïl Omar Guelleh- qui a regagné le pays vendredi soir- a prononcé jeudi dernier à Londres un important discours lors de la conférence internationale sur la Somalie organisée dans la capitale britannique. Il n’a pas manqué de féliciter le gouvernement britannique pour ses efforts en vue de permettre une sortie de crise rapide en Somalie. Son discours, qui était très attendu en raison de sa connaissance particulière du dossier somalien, a porté sur l’avenir des institutions somaliennes et la nécessité de permettre à ce pays de mettre en place ses propres forces armées. Il a plaidé pour un renforcement de l’AMISOM afin qu’elle puisse remplir pleinement ses missions. Dans son discours devant les délégués d’une cinquantaine de pays, le Président a d’emblée tenu à remercier le Premier ministre britannique David Cameron d’avoir initié et concrétisé une telle conférence, une conférence inédite à maints égards. Il a applaudi le caractère unique de cette conférence qui, pour la première fois en deux décennies, a réuni une part importante de la communauté internationale autour d’un seul et même leitmotiv : mettre enfin un terme à la tragédie somalienne. «Si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je suis convaincu que cette conférence se propose de réaliser une nouvelle approche de la question somalienne», a dit le Chef de l’Etat. Tout en rappelant la contribution de Djibouti qui a envoyé des troupes pour renforcer la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), M. Ismaïl Omar Guelleh a plaidé pour que la communauté internationale puisse apporter davantage un appui financier et logistique à l’AMISOM afin de lui permettre de remplir pleinement sa mission dans ce pays. Il a par ailleurs sollicité pour la Somalie un appui international destiné à lui permettre, in fine, de développer ses propres forces de sécurité. Sortir la Somalie de l’impasse politique et militaire. Au cours de la Conférence de Londres, de nombreux engagements ont été pris. Selon les termes du communiqué final, la communauté internationale s'est engagée à donner un nouvel élan au processus politique, à renforcer la Force Africaine de maintien de la Paix en Somalie, ‘’l’'Amisom’’, et à mieux coordonner l'assistance humanitaire.
22 février (Londres, le 21 février 2012) – Aucune des parties belligérantes en Somalie n’a mis les enfants somaliens à l’abri des combats ou veillé à ce qu’ils n’intègrent pas les rangs de leurs forces armées, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le groupe d’insurgés islamiste Al-Chabaab soumet un nombre croissant d’enfants à un recrutement ou un mariage forcé ou à des viols, et s’en prend de plus en plus souvent aux enseignants et aux écoles, a précisé Human Rights Watch.« Aucun endroit n’est sans danger pour les enfants de Somalie », a déclaré Zama Coursen-Neff, directrice adjointe de la division Droits de l’enfant à Human Rights Watch. « Les rebelles d’Al-Chabaab ont enlevé des enfants chez eux et dans leurs écoles pour les faire combattre de force, les violer ou les soumettre à un mariage forcé. » Le rapport de 104 pages, intitulé « No Place for Children: Child Recruitment, Forced Marriage, and Attacks on Schools in Somalia »
Commentaire: Il semble qu'il y ait actuellement une volonté de débloquer la situation en Somalie. La conférence qui s'est tenue à Londres a permis de démontrer l'intérêt de la question pour de nobreux pays. La question de l'autonomie de certaines régions comme le somaliland n'est plus taboue. Le problème le plus immédiat pour les somaliens reste donc la mise en pratique des différentes étapes de la feuille de route avant le mois d'août 2012.
Bilan de la réunion
Extraits
Selon le blog good morning Africa: Cette fois l’ONU entérine l’augmentation de l’effectif qui sera porté de 12.000 hommes à 17.331. Néanmoins se sont surtout les troupes Kényanes qui passent sous casques blancs de l'UA. Et tous le défi est là ...Et les Kenyans ne souhaitent pas passer sous leur commandement (ougandais). L’état-major doit passer au niveau stratégique et être internationalisé.
Les objectifs de départ ont évolués (l’AMISOM va sortir de Mogadiscio) mais les moyens sont inadaptés. La résolution de mercredi a donc attribué des hélicoptères (3 hélicoptères d’attaque et 9 de transport) et des moyens maritimes à l'AMISOM.
Les politiciens somaliens arriveront-ils à tenir la feuille de route ? Hier quatre présidents somaliens étaient présents à la conférence... Le président du Somaliland venu prôner son indépendance, le président du Puntland qui se verrait bien futur président du pays, celui du Galmudug, et le président somalien Sharif Cheikh Ahmed
La lutte contre la piraterie: Le communiqué final de la conférence a rappelé que le symptôme visible en mer trouve sa solution à terre. Lien avec le communiqué final de la réunion
lien avec le blog : Good morning Africa

lundi 27 février 2012

SITUATION AU CONGO KONGO TIMES
La situation sécuritaire est demeurée imprévisible et tendue dans la province du Nord-Kivu. Motif : on assiste depuis quelque temps à la recrudescence des combats entre les groupes armés. Sans oublier les harcèlements et les pillages des populations civiles par les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les Maï-Maï.
Néanmoins, quelques cas de redditions ont été enregistrés. C’est ce qu’indique le rapport de la Monusco rendu public, le mercredi 22 février. C’était au cours de la conférence de presse hebdomadaire animée le même jour à Kinshasa…
Le 13 février, indique la source, le 809ème régiment FARDC a mené une opération contre les Maï-Maï patriotes résistants congolais (PARECO) autour de la région de Ndwali. Bilan : deux insurgés et une arme AK-47 récupérée.
Le 14 février, deux éléments Maï-Maï Cheka se sont rendus au poste opérationnel de la Force de la Monusco de Kashebere et ont été pris en compte par la section DDRRR de la Monusco de Nyabiondo.
La même source révèle que cinq soldats FARDC et onze éléments Maï-Maï ont été tués pendant l’attaque menée contre le 807ème régiment FARDC basé à Païda près de Nyaleke, situé à 9 kilomètres au Sud-Est de la ville de Beni. C’était en date du 15 février courant. La situation est présentement sous le contrôle des Forces gouvernementales.
Le 16 février 2012, un caporal FDLR-FOCA (Forces combattantes Abacunguzi), s’est rendu au poste opérationnel de la Force de la Monusco de Masisi, et a été remis à la section DDRRR de la même localité. Le 17 février 2012, trois Maï-Maï Cheka-Nduma défense du Congo (NDC), dont un « major », s’est rendus au poste opérationnel de la Force de la Monusco de Walikale, avec armes et munitions. Le 18 février 2012, les combattants FDLR ont kidnappé les agriculteurs de Kasugho, situé à 45 km à l’Ouest de Lubero et demandé une rançon individuelle de 50 dollars américains pour leur libération.
Le 21 février 2012, suite aux affrontements entre la FDC et les FDLR, environ 300 personnes se sont réfugiées dans les installations du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) situées à l’intérieur du poste opérationnel de la Force de la Monusco de Kimua.
La Force de la Monusco a renforcé sa présence et multiplié ses patrouilles dans la région. Objectif : dissuader les groupes armés et protéger les populations civiles, dont les déplacés.
Stephane Etinga
AFRIK COM
Offensive de l’armée et des casques bleus en RDC
jeudi 23 février 2012
L’armée de la République Démocratique du Congo (RDC) soutenue par les casques bleus de la Monusco a lancé une offensive dans l’est du pays, dans la région du Nord-Kivu. Des violences ont été perpétrées depuis les élections contestées de novembre dernier, qui ont vu la réélection de Joseph Kabila. « Amani Kamilifu est une opération conjointe qui a été lancée par les forces de la Monusco et les FARDC [Forces Armées de la République Démocratique du Congo, l’armée officielle] depuis le 16 février 2012 et cette opération fait suite aux massacres que nous avons enregistrés fin décembre et début janvier » a déclaré le Lieutenant Colonel Félix Basse, porte-parole militaire de la Monusco, rapporte BBC Afrique.
BBC AFRIQUE
L'armée de République démocratique du Congo et les casques bleus de la Monusco ont lancé une nouvelle offensive contre les rebelles de l'est du pays après un regain de violence dans cette région depuis les élections de novembre. Une fois de plus, les civils paient le prix de la relance des hostilités avec de nouveaux déplacements de population…
Le haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés estime que 100 000 personnes ont été chassées de chez elles par les violences depuis les élections du 28 novembre et les tensions politiques qui les ont suivies. Malgré l'arrestation ou la mort de plusieurs de leurs dirigeants, les miliciens hutu rwandais des FDLR demeurent le groupe rebelle le plus fort sur le plan militaire et le plus imposant sur le plan politique dans les Kivus, selon un récent rapport de l'ONU.
Photo site MONUSCO
Lien avec radio Okapi ; radio associée à la MONSUCO

mercredi 15 février 2012

Afrique de l’Ouest : insécurité et élections inquiètent la Cedeao
Ouestafnews - La situation sécuritaire et politique en Afrique de l’Ouest, marquée par une recrudescence des mouvements de rébellion et des tensions politiques dans certains pays, fera l’objet d’une rencontre interministérielle le mercredi 15 février 2012 au siège de la Commission de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao, 15 pays). Les ministres issus des quinze pays de la Cedeao se pencheront notamment sur la situation actuelle au Malin, avec la résurgence de la rébellion touareg dans la partie nord du pays qui a déjà fait plusieurs victimes civiles et militaires. Les combats entre insurgés et l’armée malienne ont poussé des milliers de civils à se réfugier dans les pays voisins principalement au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie. Durant cette rencontre, il sera aussi discuté la mise en place d’une feuille de route pour la réforme du secteur de la sécurité en Guinée-Bissau à laquelle l’organisation régionale a apporté une contribution de 63 millions de dollars, sera aussi discutée. La réforme de la sécurité en Guinée-Bissau, constitue pour nombre d’experts un passage obligé pour la stabilisation de ce pays, qui doit organiser une présidentielle en vue de trouver un remplaçant au président Malam Bacai Sanha, décédé le 09 janvier 2012 des suites d’une maladie. D’autres pays de la sous région doivent aussi connaître des élections en 2012 et leurs cas seront sur la table de la Cedeao. Il s’agit notamment de la Sierra Leone, du Mali et du Sénégal. Ce dernier pays après avoir pendant longtemps symbolisé la « stabilité » en Afrique de l’Ouest a en 2012 et pour la première fois de son histoire cité comme objet de « préoccupation » pour la Cedeao. L’organisation sous régionale s’est récemment inquiétée du climat de tensions et de violence ayant caractérisé la situation pré-électorale dans le pays. Mardi 14 Février 2012 Ouestaf News

lundi 13 février 2012

SPÉCIAL MALI

AGORA VOX

13 février 2012

Est-ce que le bouillonnement que vit actuellement la région du Sahel et particuliérement les combats entre des milices révolutionnaires Amazigh du nord Mali (AZAWAD) et les forces armées de cet état, est le premier effet collatéral et une des conséquences inéluctable et naturelle du démantèlement de l’état libyen sous le règne de kadafi ex roi des rois d’Afrique, maîtisant les tenants et les aboutissants des enjeux stratégiques, géopolitiques et ethniques dans cette région sensible aussi bien pour l’Afrique que pour l’Europe ?

….

On est en droit de poser la question du "timing" et des dessous de ces mini foyers de tension dans la région ?

Dans sa dernière guerre de survie contre la rébellion, kadafi a fait appel à quelques milliers de mercenaires touareg, que ce soit du Niger ou du mali, Il les a entraînés, équipés et super armés tout au long de ses batailles de Misrata, Zaouia, Zliten, etc ; ce qui les aguerris et affûtés et dés qu'ils ont remarqué les prémices de la déposition du guide ils ont fui le théâtre des opérations amenant avec eux armes munitions de tous calibres et véhicules tous terrains.

De retour au bercail, entre autre au nord du mali dans la région du kidal,qui a connu des soulèvements en 1990 et 2000, ils ont vite déterré la hache de guerre enfouie depuis les accords d’alger de 2009 et mené des actions militaires organisées simultanément dans les villes Aguelhok et Tessalitr et eri et chassé les unités de l'armée loyale.

Il s’agit bel et bien d’une insurrection nationaliste ,orchestrée par une organisation dite mouvement de libération nationale des Azawad qui regroupe toute la minorité Amazigh du nord du mali et réclame l’indépendance pure et parfaite du mali pour ainsi instituer un état souverain dans le désert sahélien et qui pourrait éventuellement regrouper les autres composantes du grand domaine amazigh d’Algérie, du Niger et de Libye.

Des rumeurs circulent faisant foi de la participation de combattants d'aqmi aux combats mais aucune preuve n'a été apporté en revanche on a relevé l'aide et le soutien financier ainsi que le savoir faire mis à la disposition des révolutionnaires par quelques dignitaires de l'ex Jamaharia ,qui ont ont fui le pays amenant avec eux quelques milliards de dollars, des quantités importantes d'or et surtout des secrets incriminant des personalités mondiales tels que le président Sarkozy et l'ex premier ministre britanique Tony Blair.

L’ère du contentement de l’autodétermination au sein d’un même pays est révolue par les minorités est révolue, le Maghreb et le sahel africain connaitront, prochainement sans aucun doute des soulèvements similaires, au vu de la quantité et la qualité d’armement exfiltrée de Libye et circulant librement dans la région ; ce qui fait que la solution sécuritaire et militaire préconisée par les puissances étrangères ,n’est plus à l'ordre du jour ; seule une solution basée sur la lutte contre la pauvreté, l’intégration économique et la participation des autochtones dans l’exploitation des richesses nationales, peut sauver la situation et garantir une perspective pour les générations futures.

A défaut c’est le terrorisme, trafic de drogues, rapt, trafic d'armes, crime transnational, l’émigration subsaharienne, esclavage, recrutement de jeunes salafiste futures candidats" bombes humaines"etc, bref les chaos généralisé !

RUMEURS DE CRIMES DE GUERRE

Rébellion touareg au Mali : Paris dénonce des "exécutions sommaires"

LEMONDE.FR avec AFP | 13.02.12 | 11h06 • Mis à jour le 13.02.12 | 14h14

L'armée malienne a confirmé des "exécutions sommaires" de soldats et de civils commises lors de l'offensive menée par la rébellion touareg le 24 janvier contre la ville d'Aguelhok. La France a dénoncé peu auparavant lundi des "exécutions sommaires" perpétrées lors de l'offensive des rebelles touareg dans le nord du Mali depuis la mi-janvier, affirmant que 82 soldats ont été égorgés ou abattus fin janvier à Aguelhok. "Il y a eu effectivement des violences absolument atroces et inadmissibles à Aguelhok, il y a eu effectivement des exécutions sommaires, des soldats, des personnes – on parle d'une centaine – qui ont été capturées et ont été froidement exécutées", a déclaré le ministre de la coopération, Henri de Raincourt, sur Radio France internationale (RFI). Selon une source française proche du dossier interrogée par l'AFP, "au total, il y a eu 82 morts exactement, pas de civils".

Interrogé sur la possibilité que l'armée malienne cherche à lancer une contre-offensive avant d'arrêter les combats, le ministre français a estimé que, "ce qui est important, c'est que les hostilités cessent le plus rapidement possible". "La stratégie des rebelles telle qu'on peut l'analyser et celle des autorités maliennes sont plutôt une stratégie d'évitement. Donc, il n'y a pas eu de choc ni de bataille rangée puisque, quand les rebelles arrivent dans un camp militaire, l'armée régulière l'a quitté quelques heures ou demi-journées avant", a ajouté Henri de Raincourt.

Les combats touareg-armée sont les premières confrontations depuis un accord, en 2009, ayant mis fin à la rébellion touareg, active depuis 2006.

LE FASO. NET

contre-offensive de l'armée malienne : ATT enfin dans ses habits de Général

Bamako est à la reconquête du Nord. On s’y attendait, on y est. L’armée malienne a lancé une vaste contre-offensive dans le Nord du pays contre les positions arrachées et tenues par les rebelles du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Reste à espérer que ces combats épargnent les populations civiles. En tout cas, ATT a décidé de durcir le ton. On peut dire que le Général qui sommeillait quelque peu, a repris du service. Cette riposte vaut son pesant psychologique. Si l’armée réussit sa mission, le moral des rebelles en prendra sûrement un coup dur. L’autorité de l’Etat sera restaurée. Et chose non moins importante, la confiance des Maliens en la force de leur armée, en la capacité de leurs autorités à assurer leur sécurité avec tous ses corollaires, pourra renaître....

RFI

L’armée malienne à la conquête de la localité de Tessalit

L'armée malienne a repris le contrôle de Léré, une localité située dans le nord-ouest du pays, proche de la frontière mauritanienne. Une localité qu'elle avait quitté il y a une dizaine de jours. Pour le moment, les opérations militaires se concentrent dans le nord-est. L’objectif étant le contrôle cette fois, de Tessalit, une localité hautement stratégique.

Il n’y pas eu de combats. Les rebelles touaregs ont décampé. Et lors de l’entrée des forces armées malienne dans la localité de Léré, des citoyens ont applaudi. Les militaires ont tout de suite pris le contrôle des points stratégiques de cette localité située non loin de la frontière mauritanienne. Et pour faciliter les communications, l’un des deux réseaux de téléphonie mobile, rendu inopérationnel par les rebelles touaregs a été réparé...

Calme à l’ouest, mais le front se déplace vers le nord-est ou chaque camp renforce ses positions. Un violent accrochage a eu lieu hier, samedi 11 février entre rebelles touaregs et l’armée malienne non loin de la localité de Tessalit. Pour le moment, le bilan n’est pas connu. Mais l’objectif est clair : qui garde le contrôle de Tessalit prend un avantage sérieux sur son adversaire. Tessalit est dotée d’un aéroport. Et la localité est stratégique pour mener des actions dans tout le nord-est.

JEUNE AFRIQUE

Crise au Nord-Mali : l'appel au dialogue de Blaise Compaoré

13 février 19h15

Le président burkinabé Blaise Campaoré a appelé le gouvernement malien et les rebelles du MNLA au "dialogue", à l’occasion d’une entrevue avec son homologue malien, Amadou Toumani Touré, lundi 13 février à Ouagadougou.

le président malien Amadou Toumani Touré (ATT) s'est entretenu lundi 13 février à Ouagadougou avec son homologue burkinabè Blaise Compaoré, à l’occasion d'une conférence régionale sur l'éducation à laquelle participaient également les présidents ivoirien et nigérien, Alassane Ouattara et Mahamadou Issoufou.

Évoquant devant la presse le conflit entre l’armée malienne et la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Blaise Compaoré a déclaré souhaiter qu’« une dynamique de dialogue inclusive » soit mise en place, permettant « que le gouvernement malien et les parties qui ont des contestations à faire puissent s'asseoir et en parler ».

dimanche 12 février 2012

COMPTES RENDUS DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA DEFENSE-MERCREDI 1ER FÉVRIER 2012

Trouvé sur le site du sénat, un court exposé sur la situation dans la Corne de l'Afrique - Audition de M. Marc Etienne Lavergne, géopolitologue directeur de recherche au CNRS
Extrait