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dimanche 7 avril 2019

La Frégate Álvares Cabral de retour de mission dans le Golfe de Guinée


​​La France est le seul pays qui maintient une présence navale permanente dans le golfe de Guinée. En plus du Brésil, quelques marines européennes sont des acteurs importants de la zone. On peut ainsi citer l’Espagne et le Portugal qui participent à la sécurisation des eaux ouest africaines. La frégate portugaise Álvares Cabral qui avait appareillé de Lisbonne le 22 janvier  2019 est de retour de mission ce 6 avril.

Coopération à San Tomé Photo marinha pt 

Sa mission s’inscrit dans le cadre de l’Iniciativa Mar Aberto, qui a pour objectif de contribuer à l’effort international de montée en puissance des marines des pays du golfe de guinée avec un tropisme affirmé vers les pays lusophone de ladite région. La navire a parcouru en 75 jours de mission 11500 miles nautiques, visité 8 ports dans 5 pays (Cap Vert, Cameroun, São Tomé e Príncipe, Angola et la Cote d’Ivoire). Il a conduit 38 actions de formation dans le domaine de la sécurité maritime et distribué plus de 30 tonnes de matériel humanitaire provenant de diverses institutions sociales.

Coopération au Cap Vert  Photo marinha pt
Le navire a transporté des véhicules et du fret donné par le grand-duché du Luxembourg aux garde côtes du Cap Vert, appuyé la visite du président portugais en Angola et participé à l’exercice multinational de sécurité maritime Obangame Express 2019.  Le navire avec son équipage de 159 membres, a conduit de nombreuses actions médicales et sociales au profit des populations des pays de la région.

Selon les chiffres du premier trimestre de 2019, 32 attaques ont été perpétrées dans le Golfe de guinée avec le vol de cargaisons diverses et l’enlèvement de 34 personnes. Chaque semaine en moyenne, 20 bateaux battant pavillon portugais croisent dans cette zone.

La montée en puissance des marines africaines du golfe de Guinée se poursuit à petit pas au sein de nombreuses instance et avec une multitude d'intervenants. On peut citer le G7++ des amis du Golfe de Guinée dont la France assure la présidence en 2019. Au delà des moyens militaires et des bonnes pratiques techniques, la réalisation d'un cadre juridique uniforme pour les pays de l’ensemble de la zone est un objectif prioritaire.

Source marinha.pt

vendredi 4 janvier 2019

Livraison d’un bâtiment amphibie à la marine mauritanienne



Photo mil.news.sina.com.cn

Le groupe de construction navale chinois Wuchang Shipbuilding Industry Group a livré à la fin du mois de décembre un bâtiment de débarquement à la marine mauritanienne. Il s’agit d’un navire polyvalent dont la mission principale est de transporter et débarquer des troupes et du matériel lors d’opérations amphibies (Landing Ship Tank). Plus logiquement, le bâtiment qui dispose de capacités de surveillance, de recherche et de sauvetage pourra par son endurance participer à la protection de la ZEE du pays. Le pays dispose d’une ZEE de 235 000 km2 et 750 kms de côte parmi les plus poissonneuses du monde.

Le bâtiment a été commandé en mars 2016, mis à l’eau le 22 octobre 2018 et a commencé ses essais en mer en décembre. Il est armé d’un canon de 76mm et d’une artillerie secondaire de 20mm. D'un déplacement de 1750 tonnes, il dispose d’une plateforme pour hélicoptères et emporte deux barges de débarquement pour de l’infanterie de marine. Le numéro et le nom du navire sont L981 NIMLANE[i]. Il semble inspiré du design des LST de Type 072A du même constructeur.

Le chef d'état-major mauritanien, l'amiral Ould Cheik el-Delicious Isselkou, et le président de l’entreprise chinoise CSIC, Yang Zhigang, ont assisté à l'événement. Jusqu’à présent, la marine mauritanienne etait assez réduite avec seulement 700 militaires et moins de treize embarcations. Il s’agit vraiment d’un saut qualitatif important même si en 2016, la Mauritanie avait déjà reçu de deux patrouilleurs de 63 mètres, le Timbedra et le Gorgol de construction chinoise.



[i] Nimlane est un village du centre-sud de la Mauritanie, situé dans la région du Tagant.

jeudi 1 novembre 2018

Coopération maritime internationale dans le Golfe de Guinée


Coopération maritime internationale dans le Golfe de Guinée

L'Angola participe à un exercice maritime organisé par la marine française.
Le 31 octobre, le bâtiment de projection et de commandement « Mistral » a accosté à Luanda capitale de l’Angola. Il devrait y rester jusqu’au 3 novembre pour le début de l’exercice « Grand African Nemo 18.5 ».

Le BPC Mistral à Luanda (photo Jornal de Angola)

A l’occasion d’une conférence tenue à bord, le commandant du navire a indiqué que la marine angolaise participerait à l’exercice Grand African Nemo organisé dans le Golfe de Guinée par la marine française. Cet exercice réunira une vingtaine de bâtiments de guerre de nombreux pays et quatre aéronefs. Il s’inscrit dans le cadre du protocole de Yaoundé qui vise à accroitre la coopération dans la zone face à la menace de la piraterie. Cet exercice impliquera l’ensemble de nombreux pays de cette zone comme l’exercice américain de printemps Obangame Express

photo Cols Bleus

Selon le magazine de la marine française Cols Bleus, « A bord du Mistral, en mission Corymbe, les fusiliers marins accueillent, pour tout le déploiement, 36 de leurs homologues portugais. Présents à bord avec leurs embarcations, ils travailleront en binôme avec les fusiliers marins de la Marine nationale. Des exercices amphibies sont prévus, au cours desquels des binômes franco-portugais de fusiliers effectueront des missions de reconnaissance de plage ».

En préalable au salon Euronaval, le 3ème symposium des marines du golfe de Guinée, était organisé le chef d’état-major de la Marine nationale, en coprésidence avec son homologue sénégalais, le contre-amiral Momar Diagne 20 chefs d’états-majors des marines et des garde-côtes du golfe de Guinée ou leurs représentants ont effectué le déplacement à Saint Germain en Laye.

photo de famille du 3° symposium des CEMM des pays riverains du Golfe de Guineé
Des délégations de haut niveau des principaux pays impliqués dans la zone (États-Unis, Brésil, Royaume-Uni, Portugal, Espagne, Italie, Allemagne, Belgique, Danemark, Canada, Maroc), ainsi que les partenaires régionaux de l’architecture de Yaoundé.
Les échanges ont notamment mis en évidence la nécessité de développer des dispositifs juridiques harmonisés entre États et le besoin de disposer de points focaux nationaux pour accélérer les réformes et faciliter le dialogue entre les États et les centres de l’architecture de Yaoundé.(defense.gouv.fr)

lundi 8 janvier 2018

Le Nigeria renforce sa marine


Le site Mer et Marine annonce que deux patrouilleurs du type FPB 72 construits par la société OCEA sont en cours d’acheminement vers le Nigeria. Les deux patrouilleurs baptisés Gongola et Calabar sont du type FPB 72. Ces bâtiments armés par une dizaine de marins sont longs de 24 mètres pour une largeur de 5.8 mètres. Ils sont capables d'atteindre 35 nœuds et de franchir 600 milles à 12 nœuds. 

Le Nigeria utilise depuis 2012 trois patrouilleurs d’un même modèle numérotés P175 « OKPOKU », P176 « BOMADI » et P177 « BADAGRY ». En septembre 2017, le constructeur des Sables d’Olonne avait livré les P185 « SHIRORO » et P186 « OSE ». En 2013, le P101 « DORINA » qui est un modèle FPB 98 MKI, de 32 mètres a rejoint la flotte pour combattre la piraterie dans le golfe de Guinée. Le pays a aussi commandé un FPB 110 MKII de 35 mètres. Le constructeur français a récemment annoncé aussi que les Philippines avaient commandé quatre patrouilleurs du même type (FPB72). 
Photo Ocea

dimanche 26 janvier 2014

La mission militaire africaine de la France




Article de la voix de la Russie
 
La mission militaire africaine de la France

Par La Voix de la Russie |  Les résultats des opérations militaires des pays occidentaux en Orient en témoignent : les problèmes complexes sont devenus intraitables, et les malheureux sont devenus encore plus malheureux. La France est-elle prête à accepter de tels résultats de ses missions dans la politique étrangère ?

Le 19 janvier dernier, le président syrien Bachar al-Assad a déclaré dans un entretien accordé à l’AFP: « Aujourd'hui, soit c’est la politique européenne, qui est formulée avec la bénédiction américaine, soit c’est la politique américaine qui est perçue par les européens comme leur propre ». Selon le président syrien, ni l’Europe en général, ni la France en particulier, ne sont capables de jouer un rôle quelconque dans l’avenir de la Syrie et des pays voisins.

Mais la France envisage jouer ce rôle dans les pays d’Afrique, qui sont restés sous son influence. Le 21 janvier le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a parlé de l’« expansion de la présence militaire » dans les pays du Sahel, une zone d’influence traditionnelle de la France. A Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, un centre logistique d’approvisionnement militaire pour les bases militaires et les opérations des troupes françaises sera créé. Et dans la capitale tchadienne N'Djamena, c’est un centre Régional de l'Armée de l'air française et une base aérienne de l'armée qui vont être mis en place. Enfin, les véhicules aériens sans pilote (UAV) seront basés dans la capitale du Niger Niamey.

Cette séparation des zones d’influence satisfait totalement les Etats-Unis. Selon l’analyste de Stratfor Mark Schroeder, la France prive ainsi les Etats-Unis de la nécessité de réagir à des crises dans les pays qui n’intéressent pas vraiment les Américains.

Cependant, tout n’est pas si simple. La protection des intérêts nationaux implique des coûts importants. Sur le fond des réductions budgétaires considérables, le ministre de la Défense de la France a réussi à préservé le budget de la Défense au même niveau que les années précédentes – à 31,4 milliards d’euros. Des dépenses pour des opérations d’outre-mer ne sont pas prévus dans ce budget, alors que l’opération au Mali a coûté 650 millions d’euros à la France. Le montant du budget de l’opération qui vient de commencer en République centrafricaine est difficile à déterminer : la situation y est bien pire qu’on ne le prévoyait.

Les voisins européens de la France ne se bousculent pas au portillon pour aider la France à financer cette campagne. Lors du sommet de l'UE à Bruxelles en décembre 2013, le président François Hollande a tenté d'obtenir la reconnaissance de l'opération militaire en RCA à l'échelle européenne pour bénéficier d’une aide financière d’office, mais on ne lui a pas accordé cette reconnaissance. Comme l'a indiqué Angela Merkel : « Nous ne pouvons pas financer ces opérations, car nous n’avons pas participé au processus de prise de décision dès le début. » Il y a quelques jours, Le Drian a rencontré à Paris son homologue allemande, Ursula von der Leyen. Les deux diplomates discutaient notamment des « opérations des forces de l’UE » en Afrique.

Malgré cela, le problème de financement ne perturbe pas les plans militaires de la France. Dans une interview accordée à Associated Press, Jean-Yves Le Drian a déclaré que dans sa lutte contre le terrorisme, la France s’avance vers une approche régionale, qui englobe le Tchad, la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger et le Mali. « Nous sommes en train de réorganiser les méthodes de déploiement des forces militaires en Afrique pour mieux faire face aux crises potentielles », a indiqué le ministre français de la Défense.

L’imposition de la paix nécessite non seulement du temps, mais aussi de l’argent et des soldats. Avant 2019, la France prévoit de réduire les effectifs de ses forces armées de 80.000 personnes. On ignore quelle influence cela aura sur les forces d’expédition. D’ailleurs, il n’est pas prévu d’élargir le contingent militaire en Afrique. Selon Le Drian, « le même nombre de soldats restera dans la région du Sahel – 3000. Mais ils seront organisés différemment.»

L'expérience montre qu’il est difficile de prédire comment évoluera la situation dans ce cas. Au Mali, le contingent français est déjà en passe d’être réduit. Quant à la RCA, il s’est avéré que 1600 soldats qui y sont déployés, ce n’est pas suffisant. La présidente par intérim du pays Catherine Samba Panza a déjà déclaré que «… le nombre de soldats actuel ne suffit même pas à remettre de l'ordre à Bangui. Si on veut rétablir la paix sur toute l'étendue du territoire.»

Les récentes opérations des pays occidentaux à l’Est étaient menées par des coalitions de pays avec des ressources et des budgets illimités. Les résultats de ces opérations sont déplorables. La France espère obtenir un résultat différent en Afrique. Et l’Afrique l’espère aussi.
Rédaction en ligne, Vadim Fersovitch
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Je reproduis ici  un article de la Voix de la Russie qui parle de la mission de la France en Afrique. Le média stigmatise la difficulté de ces opérations, leur cout élevé pour la France et le manque de solidarité européenne. la critique est évidente et la France est accusée d'agir en lieu et place des États-Unis. Cela rappelle la guerre froide. 


Bien que membre du conseil de sécurité, le pays ne prend pas sa part dans la résolution des conflits. On pourra même noter sa quasi absence des opérations de maintien de la paix sur le continent africain.
L’Ukraine de son côté est un meilleur élève et fourni au delà de détachements d'hélicoptères, des moyens dans le cadre de la lutte contre la piraterie.
photo : site du ministère de la défense de Russie 
    

vendredi 17 janvier 2014

Changement à la tête du haut commandement du Nigeria
















Le président Jonathan Goodluck a dans l'exercice des pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution de la République fédérale du Nigeria décidé des changements importants au sein du haut commandement militaire de son pays



L’Air Marshal Alex (général de corps d’armée) Alex Badeh remplace l'amiral Ola Saad Ibrahim comme chef de l'état-major général (CDS). Le major-général  (général de division) Kenneth Tobie Jacob Minimah prend le relais du lieutenant-général (général de corps d’armée) Azubike O. Ihejirika au poste de chef d'état-major de l'armée de terre.

Le contre-amiral Usman Jibrin succède au vice-amiral Joseph Dele Ezeoba en tant que chef d'état-major de la Marine. L’Air Vice Marshal (général de division) Adesola Nunayon Amosu prend le relais du L’Air Marshal Badeh tant que chef d'état-major de l'Armée de l’air.



Toutes ces nominations  sont avec effet immédiat mais devront être confirmés par le parlement. Les intéressés seront sans doute très rapidement promus au grade supérieur.



Selon la BBC : « cette mesure survient alors que l'inquiétude monte face à l'incapacité des forces armées nigérianes à mettre un terme à l'insurrection des islamistes armés dans le nord du Nigeria »L’armée nigériane fait face à de nombreuses difficultés dans le nord du pays face aux islamistes. Elle a aussi perdu un peu de son rayonnement régional en raison du retrait de son personnel de la mission au Mali (MISMA puis MINUSMA).



Si en France le CEMA est le seul à changer, le président nigérian a renouvelé les trois chefs d’état-major et le  CEMA. Il y a un risque réel de désorganisation au sein des forces armées.L'armée de l'air est moins touchée car son ancien chef d''état major devient CDS.